Le sexe féministe comme solution culturelle (un exercice de théorie sauvage)

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«Ma question pour toi : le sexe est-il la solution ?»

Chère Nora,

Parce que ta question m’a laissée perplexe, je me permets de faire dans la théorie sauvage (sur le modèle de la psychanalyse et de la citation sauvages) à partir d’un article de Wikipédia sur la mémétique, article auquel on a apposé deux avertissements (article «sujet à caution» et qui ne s’appuie pas assez sur des sources secondaires ou tertiaires). En fait, ma brutalité ira jusqu’à n’utiliser qu’une seule phrase de cet article: «Une solution culturelle est une réponse, souvent partielle, aux contraintes actuelles d’une situation.»

Je me permets aussi de réduire l’extension du concept «sexe» pour n’inclure que ses représentations, multiples et variées, dans les pratiques artistiques, culturelles et théoriques de féministes prosexualité.

Et là, ma réponse à ta question est sans équivoque: oui, le sexe est la solution.

La sexualité des femmes est le lieu de nombreuses contraintes — sociales, culturelles, politiques, biologiques ou supposément biologiques, légales, etc. — plus ou moins explicites. Et extrêmement rarement justifiées ou justifiables.

Pour dépasser ces contraintes «actuelles», une solution culturelle toute simple consiste à représenter la sexualité des femmes hors de ces contraintes. Il n’est probablement pas possible de penser notre désir et notre plaisir, nos corps, nos sexualités hors de toutes ces contraintes. Nous sommes des êtres de culture, de société. Mais les cultures et les sociétés changent. Parce que l’art. Parce que la culture. Parce que les idées. Alors investissons, avec nos désirs, nos plaisirs, nos idées, nos mots, nos images, nos histoires, nos corps, nos représentations, nos imperfections même! toutes les tribunes possibles pour dire haut et fort ce que nous sommes, ce que nous pouvons être, ce que nous voulons, ce que nous désirons. Représentons notre sexe beaucoup et souvent, pour que ça devienne monnaie courante.

Je dis tout ça avec un brin d’amertume, pourtant. Parce que je n’écris pratiquement plus d’histoires de cul. J’ai l’impression d’avoir fait le tour de mon projet. Qu’il est temps pour moi de passer à autre chose.

Ma question, pour la suite de notre échange: crois-tu être un jour lassée de la littérature érotique?

Au plaisir!

V

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